Thème : La politique de deux poids deux mesures en Afrique : Quel rôle joue « La Communauté Internationale » dans les crises qui endeuillent et retardent le développement de l’Afrique ? Les exemples du Togo et de la Côte d’Ivoire.
Posted by rejadd on décembre 29th, 2010
Après les deux grandes guerres mondiales qui avaient montré aux yeux du monde entier la barbarie des Occidentaux, nous avions su et compris que les fourberies inhumaines du genre « tuer mon prochain dans un but économique » n’ont de nature qu’occidentale. Pour preuve cette guerre qui n’avait rien avoir avec le peuple noir fut appelée mondiale dans le seul but de la légaliser afin de blanchir l’homme blanc déjà blanc de peau mais pas comme la neige. Par la suite, nous assistions par dimension extrapolée à la scène de la guerre froide jusqu’à la chute du mur de Berlin qui y mit fin.
Le Continent Africain jusque là n’a servi que de cobaye pour les occidentaux dans ces crises qui ont mis à nu le « monstre blanc ». La preuve en est qu’aucun pays Africain ni chef traditionnel Africain ne fut convoqué ni assisté à la création de l’ONU le 25 juin 1945.
Mais la grande question à l’ordre du jour de cette grande messe était de savoir quel serait l’avenir de l’industrie et des entreprises d’armements si celles-ci représentaient une source d’emploi et de survie pour les populations occidentales ? Alors tout comme en 1454, le Pape Nicolas V ordonna à un empereur portugais de soumettre les noirs en esclaves, le continent Africain fut désigné par les uns et autres pour déverser le rendement y compris les armes. Cette fois ci ce n’est pas le colon armé qui tirera sur les indigènes africains mais, par une ruse calculateur de ce dernier, les africains, montés les uns contre les autres.
Nous assisterons donc par la suite aux indépendances empoisonnées, suivies de coups d’état de façon sporadique sur le continent africain, berceau de l’humanité. Le summum serait les guerres civiles entretenues par les occidentaux en guerre tribale et de clan comme on peut le lire ces derniers temps sur la cote d’ivoire selon un journal suisse, le 20 minutes du 21 décembre 2010 qui qualifie la crise ivoirienne de guerre de deux clans, Chrétiens contre musulmans.
Mais les exemples les plus patents furent : la guerre du Biafra du 6 juillet au 15 janvier 1970 (Nigeria) qui fut alimentée par la France du Général de Gaulle contre le gouvernement nigérian d’alors qui a condamné le troisième essais nucléaire français à Reggane (Sahara algérien), la guerre civile Rwandaise en 1994 qualifiée par les occidentaux de génocide alors que ce sont ces mêmes occidentaux de près ou de loin qui ont cuit à la soupe cette guerre, et même avec « les mains bénites » de certains prêtres catholiques suisses ; la guerre civile du Libéria depuis 1989 et qui a duré plus de 10 ans, la guerre d’Angola de 1975, les guerres au Congo, Tchad , ivoirienne etc..
Presque tous les pays africains ont connu des tensions armées qui ont mis en danger la vie des populations civiles et continuent de traumatiser les pauvres citoyens que sont les africains. Et ces crises, guerre et désordres sur le continent ne sont que des programmations bien conçues dans les laboratoires occidentaux pour fragiliser le peuple noir. Du coup, et avec un calcul mathématique, ces occidentaux sans cœur ont réussi à transformer le continent noir en une zone de guerre et de violences armées à tel enseigne que nous avons tendance à oublier la barbarie des occidentaux du 20ième siècle.
L’homme civilisé, démocrate, intelligent, bon, qui aide, qui respect les droit de l’homme serait donc le blanc au détriment de l’homme noir, sauvage, qui aime faire la guerre…….
La crise ivoirienne et son enjeu géopolitique
La Côte d’Ivoire tout comme bon nombre d’Etat africain, fait parti du plan de la fragilisation des peuples rendus faibles par nos bourreaux occidentaux. La crise Ivoirienne vu de loin est une baliverne du feu président Houphouët Bobigny et Ouattara jadis son premier ministre qui n’ont pas réussi tout comme bon nombre de pays africain à assoir une stabilité politique voir préparer en bonne et du forme une alternance socialement acceptable et acceptée.
Houphouët et son mentor Ouattara que la communauté internationale impose aux ivoiriens, furent des bons élèves de la métropole par laquelle beaucoup de coups d’état se sont orchestrés sur le continent Africain. D’où la prospérité de la Côte d’Ivoire sous le règne sans partage d’Houphouët. Madame Compaoré, la 1ère dame du Burkina Faso serait un cadeau inoubliable d’Houphouët à son sbire Blaise Compaoré pour avoir assassiné le démocrate Nationaliste Africain Thomas Sankara.
A la mort du maitre, l’élève, Blaise Compaoré, devient donc l’instrument de conflit sur le continent par la France. C’est ainsi que les racines de la crise ivoirienne sont Burkinabés d’une part, et d’autre part dues à un manque de stabilité politique continue sous la responsabilité d’ Houphouët. Et c’est cette conquête que le démocrate partisan et panafricain Gbagbo veut gagner pour le peuple ivoirien afin de servir d’exemple pour le peuple noir.
La côte d’ivoire est une puissance en Afrique qui peut entraîner pas mal d’Etats africains à se sortir du néocolonialisme. Et voila tout ce qui fait peur à la communauté internationale en général et à la France notamment qui se permettent de foutre la merdre dans la vie des ivoiriens.
Depuis quand on a vu un africain proclamer des résultats d’une élection d’un pays occidental ? Et depuis quand l’ONU se permet de proclamer des résultats électoraux dans un tiers pays ?
C’est ici le lieu de rappeler en passant les bavures sanglantes de 2005 au TOGO, pays meurtri par feu Eyadéma et son fils Faure Gnassingbé face à laquelle la même ONU, qui s’active en beuglant la démocratie en côte d’ivoire et le respect des urnes, avait présenté dans ces rapports officiels 400 à 500 morts. De surcroît l’ONU a mentionné dans ses rapports les auteurs de ces bavures à savoir : les colonels Titipkina, Yark, Kouloum et que sais je encore… Aucun de ces criminels n’a vu ses biens gelés, ni interdit pour quoi que ce soit, ni interpelé par la CPI.
Et de plus, Abass Bonfo le président du parlement togolais s’est permis allégrement de dire qu’il n’y a eu aucun mort en 2005. Pris de colère, le CACIT et d’autres organisations de défenses des Droits de l’Homme du Togo avaient demandé sa démission, mais « La communauté Internationale » n’a levé un seul doigt. Par ailleurs, à travers son président Me Zeus Ajavon, le CACIT avait saisi la haute représentation de l’Onu en la personne de Madame Navanethem PILLAY, Haut- Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Palais des Nations à Genève afin que l’ONU prenne ses responsabilités en matière de lutte pour les droits de l’homme. Et pourtant, point de réaction, point de sanction.
Mais dans la crise ivoirienne, comme Laurent Gbagbo est devenu une personne très gênante parce qu’il refuse de brader les biens du peuple noir de la Côte d’Ivoire à « la communauté internationale », sous prétexte que c’est Alassane Dramane Ouattara qui aurait gagné les élections, on ne sait sur quelle base, cette « communauté internationale » afflige des sanctions, des gèles de biens et des interdictions de voyager. Toute honte bue, au lieu de privilégier une voie pacifique de sortie de crise comme « Elle » en a l’habitude lorsqu’il s’agit de ses marionnettes de chefs d’Etat qu’ « elle » impose au peuple noir, « Elle » va jusqu’à envisager une option armée sans se soucier des pauvres populations de la Côte d’Ivoire.
C’est aberrant, humiliant et honteux cette politique de deux poids de mesures que la France et ses amis infligent au peuple noir. Outre l’exemple du Togo, des journalistes français ont témoigné que les dernières élections au Gabon furent truquées et détournées en faveur d’Ali Bongo en complicité avec la France qui veut toujours choisir et imposer ses hommes de mains sur le continent africain.
La France en perdant du terrain à cause de la concurrence montante de la Chine en Afrique ne peut que s’armer de ses vielles habitudes pour imposer au peuple africain des idiots noir à sa solde.
Les Etats-Unis se sont invités dans la danse et il faut comprendre par la crise ivoirienne un début d’alliance entre la France et les Etats-Unis pour contrer et contrôler la Chine en Afrique. Mais cette bataille leur sera très difficile car c’est le cours de l’histoire qui se répète. Personne ne freinera la Chine et après elle ce sera le tour du continent noir.
C’est donc le moment du sursaut du panafricanisme, c’est le temps pour que les africains se désolidarisent des concepts européens pour réfléchir par eux- même afin de pondre au jour « J » la force de l’homme abécédaire qu’ils furent en Egypte Antique.
La chine n’est pas un Etat démocratique mais une puissance qui prime le développement sur la démocratie. Aujourd’hui pas mal d’européens s’activent pour apprendre le chinois car comme ils nous laissent entendre, c’est la langue de demain.
En ce moment l’ONU qui est sensé incarner la démocratie se permet de soutenir et d’alimenter la rébellion en côte d’ivoire. Il faut signaler en passant que l’ONU à travers ses casques bleus a ouvert le feu sur les populations ivoiriennes le 11 octobre 2002, des populations aux mains nues qui manifestaient pour le désarmement des rebelles. La France n’en était pas du reste et a commis des bavures sous l’ordre de Jacques-Chirac.
Quoique nous ne sommes pas totalement d’accord pour l’invasion de la Chine, nous ne devons pas perdre de vue le choix de la Chine : le développement d’abord, la démocratie ensuite, car entre deux maux, il faut choisir le moindre mal.
Pour le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT)
Franck Komi Agbekponou, donfrancky@hotmail.com, 0041(0) 78 901 84 14
Pour le Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement(REJADD), Kossivi Oyono Dagbenyo, josedag07@yahoo.fr,
0041 (0) 78 682 93 72.
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